Сеизмичнитѣ прояви въ България

К. Янковъ. Сеизмичнитѣ прояви въ България

К. Jankov. La séismicité en Bulgarie

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LA SÉISMICIТÉ EN BULGARIE

(Résumé)

En Bulgarie, depuis 1892, des observations macroséismiques sont effectuées, éditées sous le titre: "Les tremblements de terre en Bulgarie". Jusqu'à présent 28 numéros ont été publié. Dans notre article nous avons profité des renseignements rassemblés de 1892 à 1936 et aussi de quelques tremblements de terre très violents qui se sont produits avant 1892.

  1. Le nombre de jours de tremblements de terre.

Il у а 45 jours par an d'action séismique (secousses et brontides). Et comme souvent il se trouve qu'en un jоur il у а plusieurs secousses séismique, le nombre des jours de tremblements de terre, ne correspond pas au nombre des tremblements. D'après le tableau, nous voyons que dans le courant de l'année, que c'est en mai que nous avons le maximum de jours de tremblements de terre ( 4.7, et en septembre le minimum (3.1 ).

Si nous considérons les tremblements de terre par années, nous verrons que c'est dans les années 1904 – (213), 1928 – (134), 1905 – (118), etc. qu'il у а le plus de tremblements de terre. Et c'est dans les années 1918 – (3), 1922 – et 25 – (8), 1909 – (9) qu'il у eu le moins de jours de tremblements de terre.

  1. Variation annuelle des secousses et de brontides

Après avoir considéré le tableau, on voit que jusqu'à présent en Bulgarie il у eu 5834 fois des actions séismique, dont 1600 environ sont des brontides, et qu'elles se produisent surtout dans le sud de la Bulgarie. 96% de ces tremblements sont répartis ainsi dans le sud et le sud-ouest et 4% seulement dans le nord de la Bulgarie.

Dans le Fig. 1 (а) nous avons donné le graphique des variations annuelles de l'action séismique.

Le maximum principal tombe en avril, le second en février, et le troisième en novembre.

Le maximum général d'avril est dû aux tremblements de terre catastrophiques de 1904 en Bulgarie sud-ouest, et de 1928 dans lе sud de lа Bulgarie, qui furent extrêmément riches en „secousses successives" (répliques).

  1. Pour pouvoir avoir la variation annuelle réelle, nous avons exclus toutes les „répliques" des grands tremblements de terre, de même que toutes les brontides.

Dans la fig. 1 (b) nous voyons que les tremblements de terre en Bulgarie ont une variation annuelle réelle avec un maximum en février –  mars et un minimum pendant les mois plus chauds de l'année, се qui veut dire que l'année se divise en deux parties séismique: maximum pendant la saison froide et minimum pendant lа saison chaude. Pendant la seconde saison nоn seulement la fréquence des secousses est moindre, mais elle est presque la même pour chaque mois.

  1. Variations journalières de tremblements deterre.

En se basant sur les données on ne peut pas affirmer que les tremblements de terre en Bulgarie ont des variations journalières.

  1. Intensité des tremblements de terre.

Les plus fréquentes sont les secousses du III-е degré (41%) et après du IV-e (24%). Seulement 1% des tremblements de terre en Bulgarie sont du VII-е au Xl-e degré, c'est-à-dire qu'ils sont de cette sorte de tremblements de terre qui provoquent des dommages.

Depuis que nous recevons des renseignements, jusqu'à maintenant, il у а eu en Bulgarie 8 secousses catastrophiques (Х-е et ХI-е degré).

Dans le sud et le sud-ouest de la Bulgarie, le nombre annuel des secousses et le nombre des plus fortes secousses du VII-e degré et au-delà est presque égal. Cependant dans la répartition des secousses du II-е au IV-e degré il у а une différence.

Tremblements de terre par an.

D'après lе tableau on voit que par rapport à notre voisine, la Grèce, le nombre annuel des secousses chez nous est à peu près 5 fois plus petit, cependant que les tremblements de terre très violents sont seulement 3 fois plus petits.

  1. Les brontides.

Il semble que les brontides, très souvents en Bulgarie, soieni des phénomènes d'un ordre purement acoustique, qui ne sont pas accompagnés de secousses même les plus faibles.

Pendant les années 1907 et 1908 il у eut en Bulgarie une très forte action de brontides. Près des villages Talachmanliy et Tchéhlaré, le séismoscope le plus proche, dans la ville de Kazanlik (à 30 km. seulement de Tchéhlaré et à 90 klm. de Talachmanliy) qui, jusqu'à се moment, avait parfaitement fonctionné, ne signala aucune fable secousse coincidant à quelque brontide. Et aussi d'après les matériaux avec lesquels nous disposons, on voit que l'action des brontides ne peut pas servir de prognostic à l'action séismique.

L'intensité des brontides n'est pas еn relation directe de la force des secousses qui les précèdent ou suivent.

  1. Grondements souterrains avec secousses.

Toutes les secousses ensemble forment une série de secousses plus active au commencement, puis allant en s'affaiblissant.

Par rapport aux grondements deux phases se dessinent dans la série séismique. (Ceci а été clairement rendu au moins par les violents tremblements de terre du sud de la Bulgarie en 1928): la l-ère phase dans laquelle chaqнe secoussc est precedee et la phase suivante dans laquelle chaque secousse est percue en mêmе temps que lе grondement souterrain. Entre les deux phases il а у comme une transition. Cette constatation ne compte que роur l'épicentre de chaque secousse. Mais lа question se pose роur les endroits éloignés de l'épi entre et il est difficile d'y répondre.

  1. Foyers séismiques en Bulgarie.

En se basant sur la matière macroséismique tous les foyers séismique du pays ont pu être déterminés et reportés sur une carte. Par rapport au nombre, les foyers de la Bulgarie sont répartis ainsi: Sud de lа Bulgarie – 90, sud-ouest – 60, nord – 77. Mais à cause de leur répartition inégale ces chiffres ne donnent pas une idée exacte du réseau de ses foyers. L'idée n'est claire que quand on а vu lа carte, sur laquelle est marqué non seulement l'emplacement exact des foyers, mais aussi l'activité séismique de chacun d'eux (Voir lа carte à la fin de l'article).

La Bulgarie du nord, où le nombre des foyers pour une unité de surface est en général moindre et leur activité est très faible, se divise en 4 parties:

  1. Une bande de terre de 30 à 40 km environ du bord de lа Mer Noire, en territoire bulgare, est vierge de tout foyer séismique.
  2. Le nord-ouest, où il n'y а presque pas de foyers, et lе peu qu'il у en а, n'a qu'une très faible activité.
  3. Le Déli-Orman avec un petit nombre de foyers dispersés, mais dont l'intensité des secousses est plus active.
  4. La zone de Tirnovo, lа seule où les foyers sont très denses et dans laquelle il у а eu une secousse catastrophique, malgré cela, par rapport à la Bulgarie du sud et du sud-ouest, elle reste beaucoup plus en arrière en activité.

La Bulgarie du sud est la l-ère par rapport au nombre et à l'activité des foyers. Là, il у а 90 épicentres, dont  Il ont une fréquence de plus de 50 secousses, 3 de 100 à 200 et 3 autres de 200 à 550 secousses.

Dans lа Bulgarie sud-ouest les foyers sonr aussi très nombreux, dispersés, mais cela assez régulièrement. Mais si nous les considérons du point  de vue de leur activité, aussitôt deux grands groupes de foyers se forment: celui de Sofia  et celui de Rila. Celui de Sofia а donné jusqu'à nos jours 66 secousses. Се foyer est un des plus actifs dans lе pays surtout par i'intensité des secousses.

  1. Foyers séismiques et tectoniques.

En se basant sur la carte des foyers, nous constatons que dans lа plateforme du Danube, le Prébalkan et dans le Balkan lui-mème avec ses plis renversés vers lе nord, règne une stabilite séismique.

De même aucune source de commotion séismique ne se rencontre dans les failles de quelques affluents du Danube, tandis que le long du Danube lui-même se trouvent quelques faibles foyers.

En général lа région du Balkan (à l'exception de lа région tectonique dite Srédnogorié) а trés peu de foyers de tremblements de terre.

Cependant cette constatation n'a que d'importance générale. Dès qu'on а jeté un coup d'oeil sur lа carte, on voit des foyers actifs autour de Tirnovo, de Gorna-Oréhovitza, lе long de lа vallée de lа rivière Yantra, où en 1913 fut ressenti un tremblement de terre catastrophique. On suppose que lа vallée de lа Yantra а une origine antécédente. Cela peut difficilement s'accorder avec sa séismicité.

Le fait que du côté du littoral bulgare de lа mer Noire, il n'y а pas de foyers, prouve lа grande stabllité séismique en cet endroit.

La Bulgarie du sud et du sud-ouest, les contrées séismiques de notre pays, forment une partie très séismique de l'écorce terrestre. Là l'écorce terrestre est fortement disloquée et dès que l'équilibre est troblé, il entraîne des troubles dans d'autres endroits, où lа tension entre les blосs est devenue très élevée.

Les foyers de tremblements de terre sont dispersés surtout dans l'ancien massif des Rhodopes et dans les vallées de ces massifs.

  1. Comme suite de lа carte des foyers, nous donnons aussi une autre carte de lа séismicité du pays par départements; la séismicité est calculée d'après la méthode de М. de Ballor –

S =  (N/a)/Q * 1000, où S est égal à lа séismicité, N – au nombre des secousses dans lе départament, а – les ans, Q – pour lа surface du département en kilomètres carrés, et 1000 comme coefficient arbitraire.

On а fait une carte en supplément dans laquelle sont reportées toutes les frontières de toutes les contrées qui ont été affectées par des tremblements de terre, au moins du 7-е degré (tremblements de terre qui ont causé de petits dommages); en се cas on n'a pas fait différence entre les tremblements de terre, venus d'un foyer de Bulgarie, ou d'un autre pays.

Sur cette carte on voit qu'une petite partie seulement au N-O du pays est restée intacte des dommages des tremblements de terre, si faibles qu'ils soient.

К. Jankov

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