Катастрофалното наводнение на р. Росица въ 1939 г.

Инж. Б. Ангеловъ. Катастрофалното наводнение на р. Росица въ 1939 г.

Ing. B. Angheloff. L'inondation de la rivière de Rossitza еn 1939

---

     L’un des affluents de la rivière Yantra, du nom de Rossitza, a été le 28 Juin 1939 le théâtre d’une inondation catastrophalle inconnue jusqu’alors.

     Rossitza est la rivière qu’on croit être l’ancienne Λύγινος près de laquelle, d'après Arrien, a eu lieu la défaite des Triballes par Alexandre le Grand en 335 avant J. C. Plus tard, là où la même rivière se jette dans la Yantra, a été fondée en 106 après J. C., par l'Empereur Trajan, la ville de Nikopolis ad Istrum, des monnaies de laquelle ville on conclue que cette rivière était divinisée.

     La Rossitza prend sa source dans la crête la plus élevée des monts Balkans, dont certaines sommets s’élèvent à 2200 m. au dessus du niveau de la mer, et dont le plus haut, sommet de Ferdinand (Youmrouk Tchal), atteint 2374 m.

     Le bassin de la rivière Rossitza a une superficie de 2250 klm.2, et avec celui de la rivière Yantra il atteint 7846 klm.2. Ce bassin s’avance fort dans la chaîne des Balkans, et dans sa partie de la plaine il est seulement à 200 m. au dessus du niveau de la mer, On peut juger par ce fait de la grande pente des versants du bassin.       

     Il y a lieu de remarquer que la partie montagneuse du bassin de la Rossitza de 1,052 klm2 embrasse une superficie de 25.000 hectares boisée de forêts, 8,300 hect. de pâturages, 40,460 hect. de terre arable et 31,440 hect. de terres habitées, terres désertes, etc.

     L’inondation de la rivière du 28 Juin 1939 est due à une pluie torrentielle sans précédent, qui a duré 6 heures, et dont l’intensité du noyau a donné 230—250 mm. de hauteur d’eau. La pluie s’est abattue sur le bassin supérieur de la Rossitza, mais au dessous de la crête du Balkan. Par suite d’une violent échauffement dans l’Europe du sud-est, un courant d’air a pris naissance au nord-ouest, ce qui occasionna le 27 Juin 1939 un orage accompagné de foudre, et une pluie considérable tombe dans le pays (voir les isohiètes de la carte I). Le même phénomène se répète le jour suivant, lë 28 Juin, date à laquelle à cause d’un mouvement de perturbation du vent, né devant la crête la plus haute de la montagne (fig. 4), est tombée la pluie torrentielle en question (carte II) donnant lieu à un courant terrible. Dans la partie montagneuse supérieure de la rivière le courant s’est élevé à 8,20—8,50 m. de hauteur, dans la partie moyenne inondée à 5,20—5,30 m. et dans la partie inférieure le fléau a atteint 10 m. de hauteur. La quantité de cet eau extraordinaire a été mésurée dans le courant supérieur de la Rossitza (bassin de 274 klm.) à 1,700 m 3/1“ et pour l’affluent Vidima d’un bassin de 541 klm. à. 1,050 m 3/1“ en tout pour la Rossitza 2,750 m 3/1“.

     Ce courant venant des versants escarpés d’une surface bien boisée, a traîné des quantités énormes d’arbres déracinés, qui avec leurs coups violents, ont causé des dévastations terribles.

     Les calamités causées par cette inondation sont les suivantes : 47 personnes noyées et environ 2,500 personnes restées sans abri et sans vêtements, des maisons détruites pour une somme de 17,000,000 de levas, des bâtiments démolis, du bétail noyé, des terres de culture inondées et dévastées pour une somme de 20,000,000 de levas, et avec les travaux publics démolis (routes, ponts, etc.) les pertes totales s’élèvent à environ 50,000,000 de levas.

     Cette inondation est un cas frappant qui vient démontrer que l’influence des forêts sur les pluies torrentielles est néante. Pour cette raison on croit à tort que les boisements sont le moyen radical pour la lutte contre les inondations. On ne peut sans doute nier l’influence bienfaisante des forêts contre l’érosion du sol, ainsi que leur influence sur le régime ordinaire des cours d’eaux et d’autres conséquences économiques précieuses. En ce qui concerne, cependant, des pluies torrentielles, leur influence est paralisée par la puissance des fléaux de la nature.

     Dans ce cas il ressort également une autre caractéristique de l’influence de la couverture du bassin, et notamment que les bassins couverts d’herbes agissent d’une manière beaucoup plus efficace pour la retenue de l’écoulement des eaux atmosphériques tombées, que les bassins boisés d’arbres.

Ing. B. Angheloff

---

Към съдържанието на статията/ Access to the full text of the article

Видяна 7706 пъти